Le fureteur

 

Un parc à Paris, un matin d’été.
Le cadavre d’un clochard gît dans le petit temple.
Boldère lance l’enquête, s’accroche et résiste, bien décidé à contrer ceux qui veulent sa chute.

— … Bold, sais-tu quelle est la particularité la plus prononcée de cet endroit ?
— J’en sais foutrement rien.
— Si tu fais légèrement pivoter un plan de Paris dans le sens des aiguilles d’une montre, tu t’apercevras que le parc a la forme d’une tête d’aigle dont l’œil est le temple de la Sibylle. Et notre ami est allongé dans l’iris. Quant à dire si c’est un rapace qui l’a démoli, mystère. Il n’y a pas d’aigles ici. Des éperviers ? On en voit. Les morsures ne correspondent pas à des coups de bec, je préfère te prévenir.
— Où veux-tu en venir, Doc ?
— Qu’on peut trouver une explication à tout sur cette terre, qu’on peut tourner les choses comme elles nous arrangent, surtout si elles nous arrangent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *